Thibaut et Lê reviennent sur le problème de 3blue1brown et le paradoxe du grue (vleu), parlent (13:25) de statistiques et de l’indice de masse corporelle, (30:40) de l’espéranto et des langues construites, (1:01:52) du Bitcoin et des nombreuses autres applications de la Blockchain, (1:34:11) de l’âge de la Terre et de l’Histoire des sciences et (2:33:09) du paradoxe préféré de Thibaut, à savoir le paradoxe de Newcomb.

Ep 9 : I.M.C. – “Être gros ?” | Risque alpha

Esperanto | Linguisticae (en particulier le dernier épisode de sa série)

Le BITCOIN 2 : Arnaque ou révolution? Stupid Economics

J’m’énerve pas, j’explique | #02 Science – Quel est l’âge de la Terre ?

Newcomb’s paradox and the tragedy of rationality | Julia Galef

Keyword: On Mesure L’Intelligence D’Un Individu À La Quantité D’Incertitudes Qu’Il Est Capable De Supporter, On Mesure L’Intelligence D’Un Individu À La Quantité D’Incertitudes Qu’Il Est Capable De Supporter, On Mesure L’Intelligence D’Un Individu À La Quantité D’Incertitudes Qu’Il Est Capable De Supporter

Có thể bạn quan tâm:

Comments

  1. xavier

    La réponse à donner au paradox pour contrer l'argument dominant c'est de dire que ce qui est visible dans la boite transparente pourrait être une projection (donc une image) dans tout les autres cas l'argent est déjà là et le choix ne cause pas l'apparition de l'argent.
    Si on prend l'idée que cela peut être une image projetée c'est le one box qui est le meilleur statistiquement.

  2. X. Penguin

    A propos du paradoxe de Newcomb, cette expérience de pensée n'est-elle pas équivalente finalement à l'expérience de
    pensée suivante ( et beaucoup plus réalisable ) ?

    Comme pour le paradoxe de Newcomb, on est dans une salle où se trouvent deux boîtes A et B. On sait que la boîte A contient 10€.
    La boîte B contient 0€, mais la boîte B possède un système de trappe contrôlé par un ordinateur qui permet de basculer des 0€ à 1000€.
    Dans la salle se trouve également un pupitre relié à cet ordinateur qui possède deux boutons permettant de choisir d'ouvrir la boîte A et la boîte B
    ou bien de n'ouvrir que la boîte B.
    On sait que si on choisit de n'ouvrir que la boîte B, l'ordinateur a une probabilité P d'actionner la trappe pour que B contienne 1000€, et
    que si on décide d'ouvrir les deux boîtes, cette probabilité tombe à 1-P.

    La dimension temporelle a bien été éliminée ici, mais j'ai l'impression qu'on est en face du même jeu et du même paradoxe. Je me trompe ?

  3. AlienSpoon

    Vous me faites un peu hurler devant mon écran quand vous discutez de la composition du globe, les gars ! En effet vous êtes un peu light sur le sujet ^^
    Le noyau (composé essentiellement de fer) est liquide à l'extérieur et solide à l'intérieur (ce qu'on appelle la graine). Les mouvements de convection du métal fondu dans le noyau externe sont à l'origine du champ magnétique terrestre, et cette partie liquide continue de se solidifier, ce qui produit une partie de la chaleur interne du globe (par la chaleur latente de changement d'état).
    Le manteau quant à lui est bien solide ! À de minuscules exceptions près à cause de variations locales, dans quelques poches tout près de la surface juste sous la coûte terrestre et qui sont les réservoirs des volcans. MAIS il y a bien des mouvements de convection dans le manteau solide, car les roches sont visqueuses : elles le sont beaucoup beaucoup moins que l'eau liquide, du miel ou un camembert bien fait, mais elles s'écoulent à l'état solide, comme le camembert ou un glacier. Par contre ça se fait très, très lentement, à l'échelle de centaines de millions d'années, ce qui rejoint tout à fait ce que vous dites sur la quasi-impossibilité de se représenter les temps géologiques : il faut une sacrée confiance dans sa théorie pour se dire que les montagnes sont apparues petit à petit ou que les espèces ont évolué d'un ancêtre commun unique quand on voit le temps presque incommensurable que ça exige !

    Ah et sinon, pour se représenter les grands nombres, j'aime beaucoup la comparaison entre un million de secondes, qui durent environ 11 jours, et un milliard de secondes, ce qui représente à peu près 32 ans… Ça reste dans des durées gérables pour notre cerveau de primates, et c'est très parlant je trouve 🙂

    Et merci pour vos passionnantes discussions à bâtons rompus sur tous ces sujets !

  4. m le moustachu

    Le mot séculier veut dire "du siècle" mais renvoie aussi à ce qui n'est pas religieux car dans les textes religieux, le siècle désigne le temps du monde par opposition à l'éternité divine du coup par dérivation on parle de ce qui est séculier pour désigner ce qui s'oppose au religieux. Par ailleurs, s'agissant de la religion et de l'idée de création, l'idée de création ex nihilo n'est pas forcément contradictoire avec celle d'un monde qui existe de toute éternité. Dans l'Islam il n'y a pas de description de la création. Ainsi Averroès, par exemple, pense que Dieu a créé le monde de toute éternité. Puisque Dieu existe en dehors du temps, le geste créateur est aussi en dehors du temps et il n'y a donc pas d'origine datable de la création. Et pour rebondir sur l'argument d'Aristote, il est très pertinent mais je trouve que la réponse de Saint Thomas d'Aquin est assez pertinente. Pour lui, l'univers ne peut exister de tout temps car cela suppose que pour arriver jusqu'à notre instant présent l'univers ait déjà parcouru un temps infini, ait achevé le parcours d'une succession infinie de moments, ce qui semble difficilement concevable, presque contradictoire.

  5. Nickson Fujiwara

    Pour l'Esperanto, c'est facile à apprendre à tel point qu'il n'existe aucune exceptions, et qu'en une semaine, il est déjà possible d'y voir une progression fulgurante !

    Mais également, apprendre l'espéranto permet d'améliorer non seulement ses progrès en mathématique, mais également dans les autres langues !

    Par exemple, pour les personnes parlant français et ne s'y connaissant absolument au niveau des déclinaisons, comme en allemand ou en russe, l'espéranto lui possède une unique déclinaison, ce qui permet alors l'introduction de cette difficulté, sans pour autant surcharger l'apprenant.
    En résumé, l'espéranto est une langue qui est facile mais qui possède de petites difficultés permettant alors de devoir tout de même faire un effort, mais juste ce qu'il faut, permettant alors d'amener la personne vers une autre langue éventuelle.

    Si jamais vous arrêtez d'apprendre l'espéranto, ce que vous en avez appris vous servira dans d'autres langues !

    Vis à vis de ce que tu dis aux alentours de 1:00:00 concernant la signification des langues, je suis totalement d'accord avec toi M.Phi, lorsqu'il parle de de son impossibilité de traduire "Confusing", Lê à en fait la signification en lui, sans pour autant avoir un mot "conforme" pour pouvoir le traduire, mais il en a tout de même la capacité !

  6. ultimateS

    J'aimerais revenir sur le paradoxe de Newcomb. D'abord, j'ai deux propositions pour rendre la décision du paradoxe encore plus difficile.

    1) On optimise les probabilités pour rendre les deux stratégies égales à terme: soit p=0.55 que la prédiction soit correcte.
    Comment on établit cette probabilité?
    Le gain en euros, lorsqu'on prend les boîtes A et B, est de 100+1000*(1-p). -> On mise sur le fait de défier la prédiction de la machine.
    Le gain, lorsqu'on prend seulement la boîte B, est de 1000*p. -> On fait confiance à la machine, ou comme le dit Thibaut: on prie.
    La situation où les deux probabilités sont égales est donc lorsque les deux gains sont égaux, donc lorsqu'on a: 1100 – 1000p = 1000p <=> p = 0.55
    Aucune stratégie n'est alors avantageuse d'un point de vue mathématique et on peut se concentrer sur le raisonnement philosophique, qui à mon sens est plus intéressant.
    2) Pour rendre l'incentive de trouver une réponse juste et justifiable, on augmente les sommes et on contraint les joueurs à jouer tellement de fois, jusqu'à ce qu'ils pensent avoir trouvé une stratégie juste et on les fait rejouer un dernière fois "pour de vrai". Je propose une boîte A avec 100 000€, mais surtout une boîte B avec 1 000 000€. Comme ça, on est tenté plus fortement de prendre les deux boîtes, mais également beaucoup plus fortement de prendre seulement la boîte B.

    Je me demande si je ne suis pas en train d'évacuer le paradoxe. En y pensant, si ce paradoxe est si intéressant, c'est parce qu'il en contient deux et la focale que l'on peut porter alterne entre les deux facettes de la question. La première, qui est plus importante pour Lê, à mon avis, c'est l'idée que notre choix face aux boîtes est en soi indépendant de la prédiction. La seconde étant comment faire le choix maximisant le gain. Je me suis concentré, par ces remaniements, à accentuer la seconde.

    Cette auto-objection abordée, je reviens à ce que je voulais dire initialement. En soi, ma position est qu'il serait rationnel d'être one-boxer avant de se retrouver véritablement dans la pièce, c'est-à-dire de commencer à réfléchir à ce constat lorsque les règles sont expliquées et que la prédiction est faite afin de convaincre la machine à prédictions ou l'IA qui analyse le comportement qu'on est one-boxer. Dit autrement, tout simplement vivre une vie de one-boxer à partir du moment où l'on connaît le paradoxe. Cependant, lorsqu'on est véritablement face aux boîtes, il faudrait lancer un pièce pour agir. De cette manière, on aurait des chances en plus de gagner plus. Ce que je souhaite dire, c'est qu'à mon avis, on a surtout intérêt à ne pas changer d'avis à propos de laquelle est la meilleure solution ou à ne pas trop réfléchir lorsque le paradoxe est énoncé pour que la simulation nous perçoive comme un one-boxer, mais également à beaucoup réfléchir au paradoxe lorsqu'on y est véritablement confronté pour arriver à la conclusion de Lê.

    Je poursuis ma réflexion. Je pense que les raisons pour lesquelles on est one-boxer sont assez humaines en fait: on a envie de faire confiance, on a envie d'être quelqu'un de sage et de rationnel. Alors que les two-boxers sont plus audacieux. A mon avis, ils ont envie de déjouer la prédiction, d'être plus intelligent, de jouer à un sorte de pari avec le déterminisme. Pourrait-on établir une hypothèse osée d'une corrélation entre la conformité des individus ou leur caractère à la dissidence dans d'autres domaines et le comportement dans ce jeu? Serait-ce une piste pour construire la machine à prédictions? Et sachant cela, les personnes conformes n'auraient-elles pas un avantage à ce jeu, puisque la machine les considérera comme étant des one-boxers?
    Je proteste contre l'inégalité déterministe face aux paradoxes logiques!^^

    Bref, plus j'y réfléchis, plus j'ai d'idées concernant des éléments qui pourraient intervenir dans la résolution de ce paradoxe. Je suis curieux d'obtenir vos réponses!

  7. Lancelot Owczarczak

    Si la prediction est juste une simulation de moi je serais 1B, de mon point de vue je ne peux pas savoir si je suis la prediction ou pas, par precaution je ne prendrais qu'une seule boite. Si c'est un devin je serais 2B

  8. Thomas A

    Pour l'IMC, une des applications intéréssante c'est durant l'hospitalisation. Les infirmés et médecins surveillent votre IMC n'ont pas pour savoir si vous êtes trop gros ou trop maigre mais si vous avez une variation anormal de poids durant cette hospitalisation. Ce qui peut être lié à un grave problème. Mais sinon c'est claire qu'il n'y a pas une limite qu'il faut viser absolument.

  9. Rémi Dufourcq-Lagelouse

    Bonjour,
    Concernant l’IMC, ce n’est pas le seul contexte où l’on utilise une longueur portée au carré plutôt qu’au cube : en pédiatrie et en oncologie, les doses de médicaments s’ajustent au sujet sur la base de la surface corporelle. La dose de référence est énoncée pour un sujet arbitraire de 1,73 m2. Des abaques permettent de connaître la surface corporelle grâce au poids et à la taille. La dose est ajustée par le facteur de proportionnalité entre le sujet de référence et le patient à traiter.

  10. SPlissken26

    Bonjour vous 2, je vous écoute en me rasant plutôt que d'écouter les news deprimantes à la radio. Au moins j'apprends des choses.

  11. yabokaky

    Voilà qui m'a donné envie de faire un mixage et de proposer le problème du "sleeping new prisonner", afin d'aller un peu plus loin qu'avec le jumeau logique : on vous informe que vous allez avoir droit à 2 choix : choisir une boite ou deux boites. On va ensuite vous donner une potion pour vous endormir et vous effacer la mémoire, puis au réveil, vous allez devoir faire un choix. On vous donne ensuite la même potion, et au réveil vous allez devoir refaire un choix.
    A chaque réveil, vous ignorez donc si c'est la première ou la deuxième fois que vous faites un choix, mais vous savez que si c'est le premier, il ne fera que déterminer la disposition des contenus des boites pour le second et que si c'est le second, il doit être conforme au premier…

  12. TekPike

    En tant que développeur web, je confirme que la façon de coder change totalement la façon de traiter un problème.

    Dans ce milieu on peut différencier deux façons de coder :
    – La programmation procédurale.
    – La programmation orientée objet.
    Le principe d'objet n'est pas très difficile à appréhender, mais il est difficile à appliquer, par conséquent comme la plupart des personnes j'ai commencé à apprendre en programmation procédurale.

    La programmation procédurale est très linéaire, elle se met rapidement en place et est très "humaine", on code comme on pense. Cependant elle est difficile à corriger et à améliorer.
    Alors que la programmation orientée objet est beaucoup plus structurée, plus longue à mettre en place, mais bien plus simple à maintenir et à faire évoluer.

    Et donc, résoudre un problème en développement web, dépend presque avant tout de la façon dont on code plutôt que du problème lui-même.
    On doit parfois adopter le problème à la façon de coder, parfois la façon de coder au problème.. Dans certain cas c'est un exercice très complexe de trouver une bonne solution à un problème.

  13. DreamStorm

    Je pense que le problème de Newcomb et le paradoxe du prisonnier ont bel et bien une dimension morale, mais peut-être pas au sens de "l'altruisme", tel que vous l'entendiez : il ne s'agit pas de vertu, ni de sentiment, mais bel et bien d'une posture, d'une relation, d'une compréhension et d'une reconnaissance de l'autre comme égal à soi-même.
    Quand on "choisit" sa stratégie, que fait-on ? Est-ce qu'on se contente de répondre à un problème de mathématiques, par les outils que la raison nous donne, ou fait-on quelque chose de plus performatif ? Quand je choisit une stratégie, je la désigne parmi toutes les stratégies possibles comme étant "bonne", et on va supposer du bon qu'il soit universel (petit postulat moral posé comme ça, entre nous). Alors, puis-je croire que les autres vont avoir une stratégie ? Si je crois aveuglément au libre-arbitre, oui, mais on ne veut pas voir l'homme si libre, même dans une vision non-déterministe. Je suppose toujours des autres qu'ils sont (en moyenne) rationnel, que nous sommes semblables : c'est en ce sens que l'on s'invente des "pactes" moraux, préétablis implicitement entre tous les êtres humains, quand bien même ils sont libres. Si j'affirme donc qu'une théorie est la bonne, je dois penser que la plupart des autres être humains vont agir de cette façon.
    On affirme donc (fictivement) une théorie, on applique notre postulat moral, et puis ensuite seulement on raisonne pour la juger. C'est un gros changement de méthodologie.
    Je vais pousser un peu plus loin. Je dois prédire le résultat d'une pièce que je sais truquée de sorte à donner deux fois plus de pille que de face. Si j'affirme que la bonne stratégie pour prédire, c'est de dire "pile", puisque ça a deux chance sur trois d'arriver, je sais que cette "théorie" pour donner la bonne réponse (ie : l'interprétation classique des probas) va amener une personne sur trois à se tromper ; si la prédiction a de lourds enjeux (genre mourir), c'est un choix moral difficile car cela sous-entends que j'accepte qu'un tiers de la population puisse mourir (et cela dans ma vision du "bien").
    je pense que cette approche "morale", mais pas dans un sens kantien qui veut s'imposer comme un corpus d'obligations, mérite d'être développée, voire formalisée… (Je ferais ça une fois que j'aurais refonder la connaissance sur des bases certaines, la semaine prochaine.)
    On peut retrouver des problèmes similaires dans le paradoxe du jugement dernier : dans ma relation aux autres, est-ce que je nous considère comme des humains (sous-entendu, dans la globalité de leur vie) qui vont être jugés, ou des "consciences réveillées ce matin" ? Il y a un certain rapport au temps qui mérite d'être étudié de ce point de vue moral. Enfin il y a la question causale dans tout ceci : qu'est-ce qui cause quoi ? Je ne m'y connais en implication sémantique, mais je sais que l'implication matérielle (l'implication logique classique, quoi) m'a toujours choqué, en donnant des aberrations telles que "si A est vrai, alors A=> B" : comment le comprendre en terme de rationalité ? Puisque pour la morale classique comme pour la rationalité, il est question de prendre des décisions, et on a besoin pour cela de considérer qu'on sait ce qu'on fait et qu'on a des connaissances sur le monde (ce dont je doute). Le problème de l'indépendance entre un moi, et mon "clone psychologique" devient centrale, je dois pouvoir y répondre si je veux me sortir de des paradoxes que vous proposez. Je préfère en fait utiliser des "analogies" un peu magique (si je fait ceci, il va faire pareil) pour raisonner qu'une causalité à proprement parler. Si formellement je peux déduire toute ma théorie de quelques axiomes, rien ne me prouve qu'en réalité ne se fait pas dans un ordre différents entre les différentes vérités que je découvre.

    Bref, vous me me donnez beaucoup à penser.

  14. Dhan Jaenis

    Bonsoir,
    Je ne sais pas si vous regardez encore les commentaires sur cet épisode d'axiome… mais tant pis j'y vais quand même.
    Mes remarques concernent le paradoxe de Newcomb.
    1 – A un moment, l'un de vous dit que le paradoxe n'est plus même si la fiabilité de la prédiction est de 100%. Effectivement (si on peut dire "effectivement" dans ce genre de discussion), il me semble qu'avec une fiabilité de 100% ceci revient à dire que la prédiction est forcément égale au choix fait (même si elle est préalable) et donc que l'espoir d'avoir des sous dans les deux boites en prenant les 2 n'est pas possible. Dans ce cas il faut forcément être "oneboxer". (je me trompe ?)

    2- En cas de fiabilité inférieure à 100%, on peut peut-être discuter de la définition de la fiabilité de la prédiction. Est-ce le taux de prédictions correctes sur un échantillon suffisamment grand de cas (avec cobaye différent à chaque fois), où est-ce la probabilité que la prédiction soit bonne lorsqu'un cas (cobaye) se présente? (c'est peut-être la même chose, mais j'en suis pas sûr). Dans le second cas, peut-on parler de la probabilité p que le cobaye fasse le choix 1 (ou 2) alors que le processus du choix n'a rien d'aléatoire? Si on reprend le processus au début, on a les étapes suivantes : (1) le "système" analyse le cobaye par le moyen qui va bien pour faire sa prédiction qui est "fiable " à xx%. (2) le cobaye fait son choix (avec tous les raisonnements plus ou moins rationnels et fallacieux qu'il souhaite, voire même en utilisant un tirage aléatoire). (3) on vérifie le choix par rapport à la prédiction. J'ai envie de dire que la "fiabilité" équivaut au taux de réussite de la prédiction calculé sur tous les cas passés et non à la probabilité que le système se trompe sur le nouveau cas (même si en écrivant cette phrase je ne suis pas complètement convaincu de mon propos). Ce qui fait qu'à l'étape (3) on peut mettre à jour la fiabilité de la prédiction. Si on considère 5 cobayes, 4 pour lesquels le "système" ne se trompe pas dans sa prédiction (parce que les cobayes ont un schéma de pensé tartempion qui est trop facile à percer pour le système, par exemple) et 1 pour lequel le "système" est sûr à 100% de se tromper (ce qui est en soit même peut-être paradoxal, mais bon … c'est pour l'exemple), cela ne donne-t-il pas une fiabilité de 80% mais une propa cobaye par cobaye différente de 80% ? (il faut que je reflechisse encore à la chose).

    3 – Vous faites une digression à propos de Dieu en abordant le fait que Dieu doit savoir à l'avance ce qui va se passer et que donc tout est déjà écrit. Pour ajouter mon grain de sel, je pense qu'il faut pendre en compte dans la réflexion que Dieu, tel qu'il est pensé par les chrétiens en tout cas, est créateur de l'univers et lui est donc transcendant. Il n'est donc pas dans l'univers et n'est pas soumis à ses lois; il les a créés. En particulier, il n'est pas soumis au temps. Dans ce cas là que signifie, pour Dieu, "savoir à l'avance", si le temps n'est pas une notion à laquelle il est soumis? Mais ceci risque de nous emmener trop loin…

    Continuez vos podcasts. Ça fait plaisir de réfléchir comme çà.

    Dhan

  15. Morgan Klein

    A la question de Thibaut : A quel point c'est facile d'apprendre L'Esperanto ? Je pense simplement que comme nos médias, no filters bubbles, ne sont pas en esperanto, alors c'est très très difficile.

  16. Mohammed Iqbal

    Sauf que tout le paradoxe repose sur le libre arbitre, qui n'est pas vraiment un concept qui a le vent en poupe… Donc si les deux jumeaux ont les memes reactions aux memes stimulis, alors devoir choisir est une illusion et ce paradoxe devient autre chose : le choix dépend juste de la personnalité des jumeaux… qui est elle meme déterminée par la connaissance potentielle du paradoxe… on a peut etre un autre paradoxe la ?

  17. Shadd666

    J'ai un angle d'approche du paradoxe de Newcomb qui donne un résultat assez tranché. Du coup je suppose qu'il y a une faille quelque part pour que ça reste un vrai paradoxe, mais je ne vois pas trop où…
    Le truc est de partir du principe que le taux de prédiction annoncé est vrai. Mettons 99%. Toujours avec boîte transparente contenant 10€, et boîte opaque contenant 1000€.
    Ce taux de prédiction étant supposé vrai, il a été effectué sur un certain nombre de personnes. Mettons 200, pour simplifier les calculs. Et supposons (c'est peut-être là qu'est la faille) qu'il y a eu une distribution égale, soit 100 1-boxers et 100 2-boxers.
    On aurait donc les résultats suivants :
    – 99 personnes ayant pris 1 boîte et pour lesquelles la prédiction était correcte ; elles empochent donc 1000€ chacune
    – 1 personne ayant pris 1 boîte et pour laquelle la prédiction était erronnée ; no luck : 0€
    – 99 personnes ayant pris 2 boîtes et pour lesquelles la prédiction était correcte ; elles empochent donc 10€ chacune
    – 1 personne ayant pris 2 boîtes et pour laquelle la prédiction était erronnée ; winner : 1010€

    Si on fait maintenant la moyenne pour chaque "camp", on voit que le gain moyen d'un 1-boxer est de 990€ ((99*1000+1*0)/100), tandis que le gain moyen d'un 2-boxer serait de 20€ ((99*10+1*1010)/100). Auquel cas, y a pas photo, il y a tout intérêt à être 1-boxer. En fait, pour toute précision supérieure à 50,5%, les 1-boxeurs l'emportent en moyenne, avec ces sommes possibles dans les boîtes.

    Là où ça se corse, c'est qu'on peut se dire que notre "double simulé" tenant le même raisonnement, la boîte opaque contient probablement 1000€, auquel cas on aurait intérêt à devenir 2-boxer pour tout rafler. Mais si l'on pense à ce raisonnement, notre double l'a surement anticipé aussi, auquel cas la boîte serait vide. Donc là on retombe sur le paradoxe. On peut alors se dire qu'il vaut mieux ne pas chercher à jouer au plus fin avec soi-même (ou, en l'occurence, avec son double), et simplement jouer les probabilités en ne prenant qu'une seule boîte, vu la meilleure espérance de gain. Et donc accepter de n'avoir que le 2ème plus gros gain possible (1000€ au lieu de 1010€… à ce niveau, on ne va pas chialer pour 10 balles !) Or là, si notre double en arrive à ce point du raisonnement aussi, j'ai l'impression qu'on n'a plus de paradoxe et qu'on est clairement sur le point de gagner 1000€. Mais ça me semble un peu trop simpliste comme solution…

  18. TrynitoX

    Alors j'ai peut-être mal compris le paradoxe, mais pour moi il est difficile de choisir entre 1 ou 2-boxer. En effet j'ai l'impression que le choix se fait en considérant les sommes d'argent dans les boites et non la fiabilité du test.
    Par exemple s'il y a 10 et 1000€, j'opterai pour la boite opaque, et perdrait 10€ (quelque soit la fiabilitè du test), car je ne regretterai pas de "sacrifier" 10€ si c'est pour tenter d'en gagner 1000.
    À l'inverse, s'il y avait 10.000 et 1.000.000 d'euros, je prendrai les 2 boites car je sais que je regretterai amèrement d'avoir été trop gourmand et de ne pas avoir saisi la chance d'avoir au moins ces 10.000€ (avec une petite chance d'en gagner 101 fois plus). Ceci est d'autant plus vrai si on considère 100.000 et 1.000.000.
    Cela dépendrait plutôt de notre aisance (financière par exemple) à risquer ou non la petite somme d'argent.

  19. One Mad Scientist

    J'ai quand même cette impression bizarre qu'il faut être one boxer parce que… ben ça nous apporte une information non causale sur le fait qu'il y a 1000€ dans la boîte. Et puis, statistiquement, les one boxers s'en sortent mieux. Et pourtant… j'ai quand même envie d'être two boxer 1 fois sur 100 (ou quelque chose du genre) en me disant que comme ça il y a une probabilité plus grande que je puisse avoir le contenu des 2 boîtes (ici 1100€) même si ça se fait symmétriquement avec une augmentation de la probabilité d'avoir 0€ qui vient compenser exactement ça. C'est irrationnel, je sais. Tout de même, ce paradoxe est très très perturbant plus j'y pense, mais je vais quand même pas être two boxer, ça semble absurde ! Et pourtant je comprend exactement le raisonnement two boxer… Argh ! Ça me donne un noeud au cerveau…

  20. Dr Apeiron

    One boxer !
    2:47:02 Le "du coup" ne signifie que ta décision influe causalement sur la sienne, il signifie que ce qui t'a fait faire un choix fera faire à l'autre le même choix.
    Ainsi, Pour les boites, ce n'est pas que le futur influe sur le passé, mais qu'on te donne l'assurance que la prédiction suit le même chemin causal que toi. Donc, sachant cela, prendre une seule boite est plus rentable. Oui, l'argent est déjà là, et les expérimentateurs constateront que si tu es "one boxer" tu ne fais pas le choix optimal de leur point de vue, mais pourtant tu fais le meilleur choix avec les informations dont tu disposes ^^

  21. MisterYagibe

    Il y a Dr Apeiron qui fait des vidéos mathématiques mais où au delà de la science l'aspect historique et humain est vraiment mis en avant

  22. Romain Lepage

    Cette histoire de jumeaux psychologiques me fait tellement, mais tellement penser aux inégalités de Bell et à l'intrication quantique !!!

  23. Tom RENAUD

    Pour moi le paradoxe de Newcomb est juste une causalité atemporelle : Si je prend la boite avec 100 euros, je fais disparaître les 1000 euros de la boite opaque. Même si en effet, l'argent ne disparaît pas physiquement à ce moment là, il disparaît quand même (à mes yeux).
    Et donc pareil pour le dilemme du prisonnier avec jumeau psychologique : En ne coopérant, je "force" mon double à coopérer, et ce quelque soit quand l’expérience est faite. Enfin c'est comme ça que je rationalise (je suis donc foncièrement one-boxer).

  24. Salah Mansi

    Je kiffe votre objectivité sur les théorie du passé 🙂
    Souvent on regarde ces théories avec nos connaissances actuels donc c'est facile de fanfaronner

  25. Ensa.ark

    si vous faites des emissions I longues mettez les sur soundcloud qu'on puisse les ecouter dans les transports, la c'est franchement long

    sinon, toujours aussi interessant

  26. Jean Mercat

    En effet j'ai vraiment l'impression que prendre une seule boîte est la solution évidente… Simplement parce que j'ai entièrement confiance dans la simulation, plus encore qu'en moi même. Quel que soit le raisonnement qui me pousserait à prendre les deux boîtes, la simulation l'aura prévu et je ne gagnerais rien et inversement prendre par confiance "aveugle" la deuxième boîte offre l'avantage de gagner 1000€ plutôt que 100€ (ou de savoir qu'on fait partie des 1% imprévisibles ce qui me ferait assez plaisir)
    Pour que j'y vois vraiment un paradoxe, il faudrait peut-être rapprocher les gains, mettre 100€ dans la boîte une et 101€ dans la boite 2 par exemple… mais là encore je pense que je prendrais la boîte 2. Je ne crois pas en mon libre arbitre donc le fait que quelque chose ait été décidé avant ou après que je fasse une action n'a pas d'importance, mon action était connu dans le passé et il était déjà impossible que je fasse autre chose….

  27. Jean Mercat

    Selon wikipédia, le mot anglais "secular" veut dire laïc, alors que séculaire c'est tous les 100ans et en particulier
    "(Astronomie) Qualifie une variation suffisamment lente pour pouvoir être considérée comme linéaire et apériodique."

  28. Paul Amblard

    pour les boites, il est où, le paradox ?
    je prend une seul boite sans hésiter.
    et je ne visualise absolument pas pourquoi faire autre-chose.
    2:52:20 : c'est ça.
    pour la pièce : ça fait un gain d’espérance 550€. je préfère mes 1000€. mais ça reste mieux que les 100€.
    oui, le parallèle avec le déterminisme divin est pas mal.

  29. Paul Amblard

    Pour les langues :
    Pour éviter que tout le monde aient à apprendre l’espéranto, il suffirait de construire un Globich officiel, baser sur l'anglais dont la plus part des difficultés serait retiré.
    Pas de verbe irrégulier, un seul passé où on mettrait "ed" en suffixe dans tout les cas, …

  30. Patrick Berger

    L'IMC s'explique aussi théoriquement grâce à l'analyse dimensionnelle en physique. La puissance musculaire est proportionnelle à la section des muscles (nombre de fibres) donc à l'échelle de longueur (la taille par exemple) au carré. Le fait que l'IMC fonctionne bien rend compte qu'une masse adaptée à la quantité musculaire est proportionnelle à la taille au carré.

  31. Denis Baudouin

    Je me permet de reposter la partie d’un commentaire que j’avais fait sur le paradoxe de Newcomb, parce qu’il me semble qu’il résout le paradoxe (que de prétention, je sais 😀 ) :

    Si on remplace la personne qui doit choisir, par une intelligence artificielle purement déterministe et rationnelle, et l’oracle par une personne qui va simplement exécuter le programme [de l’IA] pour savoir quoi mettre dans les boites, alors ce qu’on peut observer c’est que :
    Si le bon choix pour l’IA, une fois que les boites sont remplies, est effectivement de prendre les deux boites, le bon choix après la prise de connaissance de la situation, est de devenir une IA qui ne choisisse qu’une boite, pour que l’exécution par "l’oracle" ne choisisse aussi qu’une boite (elle est par la suite forcé de ne choisir qu’une boite, vue qu’elle est une IA qui ne choisit qu’une boite dans cette situation).
    Mais pour cela, étant complètement déterministe, il faut bien sûr qu’elle soit une IA qui devienne une IA qui ne choisisse qu’une boite à la prise de connaissance de ce genre de situation (c’est à dire, des situations où l’on ne peut se contenter de déterminer les conséquences de nos choix, mais où les conséquences de ce qu’on est, entre en compte).

    Autrement dit, le bon choix se fait avant le choix des boites, il se fait entre être quelqu’un qui choisit une boite, ou deux, dans ce genre de situation.
    Après cela, c’est toujours mieux de choisir deux boites, mais c’est impossible si tu as fait le bon choix d’être quelqu’un qui choisit une boite.

    À noter que les personnes/IAs incapables de passer des "contrats" avec eux même du style "je vais oneboxer même si c’est irrationnel au moment où je onebox, car passer ce contrat avec moi-même est rationel", vont alors twoboxer le moment venu, et perdre pleins d’argent (pas parce qu’ils twoboxent, mais parce qu’ils n’ont pas passer ce contrat avec eux-même).

    Deuxième note : Le dilemme du prisonier qui me semble correspondre réellement au paradoxe de Newcomb, est le dilemme du prisonier où chaque prisonier est capable de lire le "code source" de l’autre prisonier : http://lesswrong.com/lw/do/reformalizing_pd/

  32. Ghjülia Pinon

    Tu demandes à quelle point c'est facile d'apprendre l’Espéranto et bien ça fait à peine deux semaine que j'essaie de l'apprendre et je suis déjà capable de comprendre un texte en espéranto et de communiquer de façon basique

  33. antoine

    Par rapport à la discussion vers 1h40 sur l'expérience/la théorie, ça m'évoquait une remarque en groupe de travail sur l'entretien d'embauche, typiquement une situation où on cherche à convaincre. Et la remarque était : "il ne faut pas sous-estimer la force des anecdotes". Et du coup, je pense que Galilée, il les a faites toutes les expériences sur la chute des corps, depuis qu'il avait 3ans et demi. Sauf qu'au lieu de se focaliser sur la feuille d'automne emportée par le vent, il a considéré les choses globalement.

  34. B Loïc

    Prendre 2 boites c'est ne pas croire en la fiabilité du système de prédiction.
    Mais si on affirme que ce système etonnant est fiable et trouvera notre reponse il ne faut pas esperer le duper et donc le choix est simple : 1 box..

  35. Marjorie Hegyes

    J'ai 2 choses à dire pour le paradoxe de Newcomb :
    1) La solution la plus optimale revient à ne pas choisir et à essayer de trouver une facon de mettre le plus de hasard dans la prise de décision. (comme le mouvement chaotique d'un lancé de dé ou en se déchirant le Tshirt et lancancant comme une piece de monaie)
    2) Si un choix de hasard n'est pas possible, il est impossible (!!!) de gagner de l'argent dans la boite opaque. Donc prendre les 2 boites rapporte forcément que 100$ et prendre une boite rapporte juste 0$.

  36. Josselin Massot

    Pour le paradoxe de Newcomb. On construit un tableau classique de la théorie des jeux avec le choix que je fais et le choix simulé.
    Si la prédiction est certaine alors on ne travaille que sur la diagonale de ce tableau, donc avec des gains de soit 1000€ si on ne choisit que A et 100€ si on choisit A et B, donc oui on devient nécessairement one boxer.
    Si la prédiction n'est pas certaine alors la stratégie dominante est bien le two boxer car on obtient un tableau similaire au dilemme du prisonnier (puis l'argent est déjà là donc autant être certain d'avoir de l'argent en prenant au moins la boîte B).

    Malgré cela je pense être un one boxer naïf (alors que c'est là qu'il y a le scénario le plus perdant avec une simulation faussée), en effet l'espérance y est de 99/100*1000€=990€, alors qu'elle est de 99/100*100€+1/100*1100€=110€, j'ai toujours était mauvais en proba et je n'ai jamais été convaincu par le résultat du problème du Monty Hall, par contre je suis convaincu par les 2/3 que l'autre enfant soit un garçon… J'ai jamais rien pigé aux processus stochastiques et au EDS, vivent les EDP et le déterminisme ! (même si c'est chaotique est qu'on ne peut rien prédire)

  37. LePandu

    Bonjour, j'aimerais creuser (miner ?) la question des applications démocratiques de la technologie blockchain évoquées aux alentours de 1:30 dans la vidéo, quelqu'un aurait des liens à me proposer ?

  38. Astragomme

    Le paradoxe de Newcomb tel qu'il est présenté m’apparaît simplement comme un paradoxe temporel non ?
    Imaginons qu'au lieu de scanner le cerveau, on observe le futur depuis une fenêtre (ce qui est plus proche de l'idée du devin).
    La question devient alors : est-ce que je peux changer ce futur, alors même que je n'en ai pas pris connaissance ?

    Habituellement, dans les films, le héros observe un futur et tente de le changer avec plus ou moins de succès. Mais ici, ce n'est pas le joueur qui a pris connaissance de ce futur mais un observateur extérieur, pourtant les 2-boxers sont convaincus qu'ils ont un futur de 1-boxer (comme s'ils avaient eux-même regardé dans la fenêtre)… Arrêtez de vous prendre pour ce que vous n'êtes pas !!!
    Bref, 1-boxer naïf sans hésitation.

  39. valoulef

    La durée ne m'effraie pas personnellement. Je regarde en plusieurs fois et ça me rend bien service quand je ne sais pas quoi regarder pendant mon repas. ^^

    Et sinon, je suis one-boxer sans trop d'hésitation (mais je conçois tout-à-fait le paradoxe).

  40. Flavien Mas

    Si la prédiction est parfaite alors il faut etre one boxer, mais si la prédiction à une incertitude alors il faut calculer l'espérance en fonction de la valeur dans chaque boite et agir en conséquence.

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *